Santal Spicatum

Santal Spicatum

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Santal Spicatum Australie

Origine : Kalgoorlie, Australie | Producteur : Dutjahn

Famille Olfactive : Boisée | Partie cultivée : Bois

Sourcé dans la région de Kalgoorlie, le Santalum Spicatum est un arbre persistant de la famille des santalacées originaire des régions arides de l’Australie Occidentale. On dit de lui que c’est un arbre parasite puisqu’il se nourrit et s’hydrate directement via son système racinaire chez un arbre voisin, de type Eucalyptus ou Acacia.

Dans la culture aborigène, on raconte que le bois de Santal est utilisé pour parfumer l’air depuis plus de 30 000 ans. Ce qui fait de lui le premier parfum de l’humanité. Le bois était brûlé pour libérer ses arômes et implorer les dieux. Communément, le Santal est perçu comme une matière permettant aux communs des mortels de communiquer avec les divinités. A ce titre, les Hindous l’utilisent pour leurs crémations ; pour l’anecdote, Mahatma Gandhi a été incinéré avec une tonne de bois de Santal.

Au même titre que son congénère asiatique (Santalum Album), son bois robuste est débarrassé de son écorce pour libérer une odeur suave et boisée avec des notes épicées. Une fois distillé en huile essentielle, sa fragrance est néanmoins davantage terpénique. Si ses propriétés méditatives et relaxantes ne sont pas à prouver, éternels anxieux foncez, on lui attribue également de nombreuses vertus curatives ; anti-infectieuses (bronchite, cystite, mycose), anti-inflammatoire (douleurs articulaires ou musculaires) et cicatrisantes (inflammations cutanées, soin de peau, prévention des rides). Des recherches sur le cancer seraient même en cours.

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AU COMMENCEMENT IL Y A LE SANTAL :

Si le Santal a toujours eu quelque chose de mystique, il nous a guidé vers notre métier, à une époque où notre sourceur en chef n’avait encore rien à voir avec le monde du sourcing. Ces vingt années de travail sont le résultat d’un hasard de la vie, saupoudré d’un peu de folie, on vous le concède. Voici l’histoire.

A l’été 1999, le sac à dos harnaché sur les épaules, un road trip nous a emmené jusque dans le Western Australia. A cette occasion, on s’est arrêté chez un vieil ami nommé Steve, dans sa ferme à Albany ; une petite ville côtière à 400 km au Sud-Est de Perth. Au détour d’un repas, il nous a parlé d’un projet qu’il développait à l’initiative d’une communauté aborigène originaire de la région de Kalgoorlie, les Dutjahn.

Depuis la colonisation de l’Australie par les anglais à la fin du XVIIIe siècle, la loi du terra nullius ne cesse d’être invoquée pour bafouer les droits fonciers des aborigènes. Des expropriations sans cesse motivées par l’argent, le pays tout entier regorgeant de ressources particulièrement lucratives. Récemment, de nombreux acteurs luttent pour les droits des aborigènes et certaines communautés ont gagné un premier combat en récupérant la propriété de leur terre. C’est le cas des Dutjahn. Mais dans le Western Australia en 1999, les natifs n’avaient encore aucun droit d’exploiter les ressources qui abondaient des sols et des sous-sols. Les Dutjahn se sont ainsi vu refuser de cultiver le santal sur leurs propres terres, peu importe leur savoir-faire certain.

L’Etat du Western Australia ne flancherait pas, il leur fallait un garant australien pour mettre leur projet sur pied. Ils se sont naturellement tournés vers Steve, entrepreneur réputé et très engagé dans la cause aborigène. Il a très vite accepté. A l’époque, dans un pays alors rongé par les clichés, peu de monde croyait à cette initiative. Les ventes décollaient timidement en terres australiennes, tandis qu’ils peinaient à trouver un intermédiaire prêt à vendre leur bois sur le marché européen. Sans même réfléchir, on s’est proposé. Steve a d’abord pensé qu’on blaguait mais devant notre insistance, il s’est finalement dit qu’il n’avait rien à perdre. Le plus cocasse dans l’histoire, c’est qu’on n’avait alors pas le moindre contact dans le milieu…