Gingembre bleu

Gingembre bleu

04

Gingembre bleu Madagascar

Origine - Vohimana, Madagascar | Producteur - Net Positive Impact

Famille olfactive - Epicée | Partie Cultivée - Rhizome

Depuis la nuit des temps, le gingembre assaisonne nos petits plats de ses saveurs épicées et citronnées. De type Zingiber officinal (ce qui, pour la petite histoire, a donné son nom à l’Île de Zanzibar), il a été découvert il y a plus de 2000 ans en Inde et provient plus généralement d’Asie du Sud-Est. Mais cette plante vivace, qui ne dépasse jamais un mètre de haut, prospère dans tous les pays tropicaux humides.

S’il a la sulfureuse réputation d’être un puissant aphrodisiaque, source de nombreuses légendes, il est surtout reconnu pour ses exceptionnelles propriétés digestives et curatives. On l’utilise ainsi pour soigner divers maux dans la majorité des médecines traditionnelles, notamment la médecine Ayurveda, considérée comme l’une des plus vieilles du monde.

Chez Le Sourceur, on cultive depuis 2004 dans la région de Vohimana un gingembre endémique à l’île de Madagascar, issu de la même espèce que son congénère asiatique et baptisé gingembre bleu en raison de la teinte bleue de ses rhizomes une fois débarrassés de leur peau. A ce jour, on ne sait toujours pas ce qui explique cette couleur, mais il faut très certainement chercher le mystère dans la composition des sols. Il est aujourd’hui particulièrement reconnu dans le monde de la parfumerie notamment en ce qu’il dégage une odeur citronnée puissante accompagnée de notes florales de rose. Un délice pour nos narines qu’on ne se lasse jamais d’apprécier.

-->

Filtres actifs

LE P'TIT SNIFF
00

LE P'TIT SNIFF

Avec le P’tit sniff, diffuseur d’odeur personnel à transporter partout sur vous, préparez-vous pour un voyage olfactif sur la route du bien-être...

Prix 57,50 €

LE GINGEMBRE BLEU REMPART CONTRE LA DEFORESTATION

Après une première aventure réussie en Namibie, il était temps d’explorer le monde à la recherche des merveilles naturelles dont il regorge. N'entendez pas ça comme le commencement d'une nouvelle histoire, mais comme la continuité de notre travail en Namibie. Encore une fois, l’idée était tant de cultiver de nouvelles matières que d’offrir des opportunités économiques aux populations locales, le tout en protégeant l’environnement ; pas de répit pour la planète.

Cette fois, pas besoin de coup de pouce ou d’heures de recherches à feuilleter toutes les encyclopédies et ouvrages d’un pays, on avait déjà choisi notre future destination : Madagascar. On pourrait passer des heures à vous expliquer nos motivations, tant le pays est une mine d’or. C’est simple, on considère que l’île abrite la plus grande diversité d’espèces endémiques au monde. Ça a évidemment joué dans la balance. Mais c’est un autre record, aussi triste soit-il, qui nous a vraiment décidé. Depuis 60 ans, on estime que Madagascar a perdu près de 44% de ses forêts naturelles… Si l’île est composée à plus de 90% d’espèces endémiques, c’est toute une biodiversité qui est en péril. En cause, le développement du maïs sur abattis-brûlis localement appelé « hatsake ». Cette méthode de culture, très rentable les premières années, se détériore vite pour laisser entre 5 et 10 ans plus tard des sols usés, trop appauvris pour que la forêt puisse se reconstituer. Précarité, relâchement du contrôle de l’Etat, pression démographiques, saturation des terres fertiles ou augmentation croissante de la demande en maïs sont autant de raisons qui expliquent ce phénomène.

Face à ce constat alarmant de nombreux acteurs tentent d’agir à leur échelle. C’est ce qui nous a conduit à rencontrer Olivier Behra, nez pour Chanel, et président de l’association Net Positive Impact. On est tout de suite devenus amis. Il nous a parlé d’une plantation de Gingembre Bleu qu’il développait pour le groupe dans la réserve du Vohimana. L’objectif était triple. Le premier, comme bien souvent, était de développer une petite production rentable pour les différents acteurs, des habitants de la réserve aux exploitants. L’idée, et cela nous emmène au deuxième point, était de montrer qu’il existait des alternatives viables à la culture du maïs, plus pérennes, plus fructueuses sur le long terme mais aussi et surtout plus écologique. Ce qui permettait d’éduquer les habitants à l’importance de leur écosystème et de mettre en place un programme de sauvegarde de la forêt et de ses trop nombreuses espèces en voie d’extinction ; notamment le grand Lémurien. Mais ce n’est pas tout, assurer une filière fiable et viable c’est aussi améliorer les conditions de vie des habitants qui cultivent la matière. Dans la réserve, les habitants sont isolés, loin des grandes villes et des premiers hôpitaux. Aussi, nous avons décidé de construire un centre de soin pour femmes enceintes. Près de 15 ans après le début de l’aventure, la filière est une réussite totale. Pour une première active dans le mécénat associatif. Ce qui a nourri notre goût des projets.